Infection Urinaire (Cystite) : Définition, symptôme et traitements existants

Vous en avez déjà entendu parler ou vous en avez déjà souffert une ou même plusieurs fois. Vous voulez en savoir davantage. Alors vous êtes où il faut. Nous répondrons dans les moindres détails aux questions que vous vous posées relativement à l’infection urinaire. Qu’est-ce que c’est ? Qu’est-ce qui en est la cause ? Comment cela se manifeste-t-il ? Comment en guérir ?

L’infection urinaire, c’est quoi ?

Les infections sont des invasions de l’organisme par des agents pathogènes (bactéries, microbes ou virus) causants de ce fait des maladies qui sont, selon les cas, bactériennes, microbiennes ou virales. Parmi les infections les plus fréquentes figure l’infection urinaire.

infection urinaire

Celle-ci est une inflammation de la vessie ou de toute autre partie du système urinaire d’origine bactérienne. Elle affecte en majorité les femmes comparativement aux hommes en raison d’une anatomie qui les exposent particulièrement. Une femme sur deux en moyenne sera atteinte d’une, voire de plusieurs infections urinaires au cours de sa vie. Le risque est particulièrement élevé pour les femmes au début de l’activité sexuelle et après la ménopause. Elles sont en effet plus exposées à cette infection de par leur urètre, très court, laissant facilement passer les bactéries situées au niveau de la vulve ou de la zone anale puis, remontent ainsi vers la vessie. Par ailleurs, les hommes y sont moins exposés grâce aux sécrétions de leur prostate qui contiennent des substances freinant la multiplication et la propagation des bactéries dans l’urètre. Il est donc évident qu’en cas de maladie de la prostate, l’homme est autant exposé que la femme.

En France, l’infection urinaire est la deuxième cause de consultations et de prescriptions médicales.

Quelle en sont les causes ?

cause cystite papier toiletteCe sont des bactéries provenant de la flore fécale (ou intestinale) qui sont principalement responsables de la forme la plus fréquente d’infections urinaires. Il convient de préciser que ces bactéries appelées colibacilles sont naturellement présentes dans l’intestin. Si ces bactéries de la flore intestinale (Escherichia) sont responsables des infections urinaires dans 80% des cas, d’autres bactéries peuvent aussi en être la cause : Proteus mirabilis, Staphylococcus saprophyticus, Klebsiella…L’infection urinaire peut également être causée par un agent toxique issu soit d’un traitement anti-cancéreux, soit de la radiothérapie. Compte tenu du fait que de nombreux cas d’infections urinaires sont bénignes et guérissent d’elles-mêmes, il n’est pas facile de faire une estimation du nombre de personnes qui en sont atteintes.

Toutefois, l’infection urinaire peut présenter un véritable danger pour les femmes enceintes, les malades du diabète et les patients ayant subi une opération chirurgicale. Dans ce cas, la prise en charge doit être rapide afin que l’infection ne se propage pas dans les circuits rénaux et dans la voix sanguine.

Les pratiques qui exposent à l’infection urinaire.

Certaines pratiques multiplient les risques d’infection urinaire, principalement chez les femmes. Il s’agit notamment à la réduction de la consommation de l’eau ou de son insuffisance, le fait de s’essuyer de l’arrière vers l’avant, et la non miction après les rapports sexuels.

En effet, la consommation de l’eau et son évacuation par voie unaire favorise l’expulsion des bactéries. Par conséquent, les personnes qui ne consomment pas suffisamment d’eau n’urinent pas beaucoup et accumulent des bactéries dans la vessie.

En outre, se nettoyer de l’arrière vers l’avant après avoir été aux selles peut entrainer l’introduction de ces bactéries dans le méat urinaire.

Enfin, ne pas uriner après les rapports sexuels permet aux bactéries entrées dans l’urètre lors de l’acte sexuel de s’y multiplier.

Les différents types d’infections urinaires.

cystiteSelon les causes, on distingue la cystite infectieuse causée par des bactéries intestinales, la cystite radique due à la radiothérapie, la cystite interstitielle, la cystite à champignon, la cystite allergène, la cystite de blessure et la cystite d’origine médicamenteuse.

Selon les parties atteintes, on distingue trois types d’infections urinaires : la cystite infectieuse, l’urétrite infectieuse et la pyélonéphrite.

La cystite infectieuse est la forme la plus courante et elle touche la vessie. L’urétrite est l’infection de l’urètre et elle est principalement transmissible par voie sexuelle. La pyélonéphrite, elle, est plus grave et affecte la cavité du rein appelée bassinet qui collecte les urines.

Comment reconnaitre une infection urinaire ?

Les symptômes d’une infection urinaire varient selon les cas et selon l’âge du malade.

De manière commune elle se manifeste généralement par :

  • des douleurs ou brulures survenant lors de l’émission de l’urine,
  • une fréquence élevée de mictions le jour et même la nuit,
  • une envie permanente d’uriner,
  • une odeur forte et désagréable des urines,
  • une lourdeur dans le bas-ventre et
  • éventuellement de la fièvre.

Lorsque l’infection a atteint les reins, elle se manifeste par :

  • une fièvre élevée,
  • des frissons,
  • des douleurs fortes dans le bas du dos, dans l’abdomen ou dans les parties génitales,
  • des vomissements,
  • une dégradation de l’état général,
  • des brulures,
  • une envie fréquente d’uriner.

Chez les enfants, la cystite peut se manifester de différentes façons. Parfois elle entraine une fièvre sans aucun autre symptôme. Chez les tout-petits il peut survenir une sensation de brulure manifestée par des pleurs lors de la miction. Chez les nouveau-nés et les nourrissons il est encore plus difficile de reconnaitre une infection urinaire. Elle se traduit généralement par une fièvre, un refus de s’alimenter et parfois par des troubles gastro-intestinaux.

Chez l’adulte comme chez l’enfant, les symptômes de l’infection urinaire peuvent varier.  On peut alors observer :

  • une simple fièvre,
  • une incontinence urinaire ou
  • un trouble digestif traduit par une perte d’appétit ou des vomissements.

En résumé, du fait de la difficulté à reconnaitre une infection urinaire, il est important de retenir qu’elle se manifeste généralement :

  • par des douleurs pendant la miction ou pendant les rapports sexuels, une envie permanente d’uriner, la présence de sang dans les urines, des spasmes de la vessie, des urines foncées ou troubles et/ou une fatigue générale ;
  • Dans l’aine, le bassin, la partie inférieure de l’abdomen, le bas du dos ou la vessie.

Il est recommandé de consulter un médecin dès la survenue de ces symptômes afin d’en avoir le cœur net et de suivre, le cas échéant, un traitement.

Comment diagnostique-t-on une infection urinaire ?

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Le diagnostic de l’infection urinaire se fait à l’issue d’une analyse d’urine et la pathologie est confirmée ou non par une bandelette urinaire. Un examen poussé appelé ECBU (examen cytobactériologique de l’urine) peut être prescrit pour identifier la bactérie responsable de l’infection. Lorsqu’une septicémie (infection du sang par une bactérie) est suspectée, on procède à un prélèvement sanguin et en cas d’infection répétée, un bilan radiologique est recommandé pour vérifier si l’origine de la cystite n’est pas une malformation anatomique.

Comment se débarrasser d’une infection urinaire ?

Les traitements de l’infection urinaire sont tant médicamenteux que naturels et dépendent de la gravité de la maladie.

Quels traitements pour une cystite ou infection urinaire ?

Vous souffrez d’une infection urinaire bénigne ? Soyez sans crainte. Vous vous en débarrasserez facilement à condition de suivre un traitement. Les médicaments prescrits contre l’infection urinaire bénigne sont des antibiotiques, c’est-à-dire des médicaments qui luttent contre les infections microbiennes en détruisant ou en bloquant la croissance des micro-organismes. Le plus utilisé de ces antibiotiques est la Ciprofloxacine, antibiotique à large spectre. Celle-ci s’attaque plutôt aux enzymes qui maintiennent les bactéries en vie et bloque de ce fait la croissance de ces dernières qui seront ensuite détruites par l’organisme. La Clamoxyl, l’Amoxil, le Trimox (qui incluent l’amoxicilline), la Macrodantin, et la Furadantin (qui incluent la nitrofurantoine), la Bactrim, l’Eusaprim et la Septra (qui associent le sulfaméthoxazole et le triméthoprime), le Trimex et le Proloprim (constitués essentiellement du Triméthoprime) et la MacroBID peuvent également être administrés au malade à dose unique ou pendant plusieurs jours.

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3 traitements disponible en France

Généralement, la durée du traitement est de trois jours bien que les symptômes disparaissent habituellement en l’espace de 24 ou 48 heures. Il peut tout de même arriver que le traitement n’agisse pas après 48 heures. Dans ce cas, il faut en informer le médecin qui pourra alors prescrire un autre traitement. La consommation d’eau de manière régulière et plus que d’habitude favorise aussi l’élimination des bactéries. Les traitements évoqués sont délivrés sur ordonnance par votre médecin traitant. Cependant, il est possible en passant par la pharmacie en ligne Treated d’acheter votre traitement sans ordonnance pour votre infection urinaire. Cela de manière entièrement légale.
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 Que faire en cas d’infection urinaire grave ?

Les cas de pyélonéphrite (infection des reins) sont plus difficiles à traiter. Ils nécessitent souvent une prise en charge rapide avec un antibiotique à forte dose (oflocet, Cipro, Levaquin ou Oflox) pendant plusieurs jours (7 ou 14 jours). Les antibiotiques peuvent être administrés par voie orale ou par injection. Si l’infection a atteint la prostate (prostatite), le traitement sera plus long (de 3 semaines) avec les mêmes antibiotiques utilisés dans le traitement des pyélonéphrites. Dans les cas extrêmes avec obstruction du système urinaire, une intervention doit être faite en vue du désengorgement des voies urinaires.

cause de l'infection urinaire

L’infection urinaire et les remèdes de grand-mère.

Vous pouvez vous débarrasser de l’infection urinaire grâce aux plantes. Les baies rouges de la canneberge sont par exemple d’excellents antibactériens. Les feuilles de busserole, les tisanes de thé vert ou d’artichaut et le thym luttent également contre les bactéries ou vous permettent de les évacuer.

Que faut-il éviter pendant le traitement ?

Si vous êtes sous traitement, évitez absolument et momentanément le café, l’alcool, les boissons gazeuses contenant de la caféine et les jus d’agrumes qui ne s’accommodent pas des antibiotiques.

L’infection urinaire peut-elle être prévenue ?

Vous vous demandez si la prévention de l’infection urinaire est possible ? Soyez rassuré(e). Il est possible de se mettre à l’abri des cystites, urétrites et pyélonéphrite.

Comme cela a été précisé plus haut, la consommation régulière d’eau permet de prévenir les infections. Il est conseillé d’en boire 6 à 8 verres chaque jour. Ne boudez donc pas votre soif.  Evitez également de retenir trop longtemps vos urines dans votre vessie. Tachez de trouver rapidement une solution à la constipation qui participe à la stagnation des bactéries dans le rectum.

Si vous êtes une femme :

  • n’oubliez pas de toujours vous essuyer de l’avant vers l’arrière après un passage aux toilettes,
  • urinez immédiatement après les relations sexuelles,
  • lavez délicatement la zone anale chaque jour,
  • évitez d’utiliser des produits qui pourraient être agressifs (parfums et douches vaginales) sur la partie génitale.

Peut-on éviter les complications de l’infection urinaire ?

La prise prolongée des antibiotiques permet d’éviter d’éventuelles complications de la cystite. Toutefois, il faut éviter l’automédication car seul le médecin est habileté à prescrire un traitement correspondant à telle ou à telle autre infection.

Conclusion

En résumé, il faut retenir que l’infection urinaire est un envahissement des parties du système urinaire par des bactéries. Ces derniers peuvent attaquer la vessie. Dans ce cas on parle de cystite. Lorsque l’infection concerne l’urètre, il s’agit d’une urétrite. Quand l’infection atteint les reins, c’est la pyélonéphrite. Les principales causes de l’infection urinaire sont anatomiques, hygiéniques et alimentaires. Les femmes y sont plus exposées et en souffrent plus que les hommes. Elle se manifeste, de manière générale, par des douleurs ou picotements dans les parties génitales, dans les bas de l’abdomen ou dans le bas du dos, par une envie permanente d’uriner, par une miction trouble et malodorante.  Dans les cas complexes, c’est-à-dire lorsque l’infection s’est propagée jusque dans les reins, ces symptômes peuvent être accompagnés par une forte fièvre, des vomissements et des grelottements et par une dégradation de l’état général du malade. Selon l’âge de ce dernier, les symptômes peuvent être différents et plus ou moins perceptibles.

Si les cas d’infection urinaire bénigne se soignent facilement par des antibiotiques, les cas graves par contre nécessitent la prise prolongée de fortes doses de médicaments antibiotiques et même une opération.  Il est aussi possible d’envisager un traitement par des plantes telles que la canneberge, le thé vert, la busserole et le thym. Pour prévenir l’infection urinaire, il est recommandé de boire suffisamment d’eau ou de toute autre boisson, de vider en permanence la vessie, de se débarrasser de la constipation et de se torcher de l’avant vers l’arrière. Si vous soupçonnez une infection urinaire, ne tardez pas à consulter un médecin qui vous soumettra à un examen urinaire ou à un bilan radiologique et qui vous prescrira, le cas échéant, un traitement approprié.